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Quelle est la valeur marchande des herbes et des plantes indigènes? Pour trouver la réponse, la société des plantes indigènes la Native Plant Society of Saskatchewan (NPSS) mène un sondage d’évaluation du marché pour l’industrie des plantes indigènes dans la région des grandes plaines. Chet Neufeld, directeur exécutif de la NPSS, précise que tout producteur ou consommateur des plantes ou des graines indigènes peut participer au sondage. Puisque le dernier sondage remonte à 10 ans, il est essentiel d’obtenir de l’information à jour.
Le sondage est financé par Agriculture et Agroalimentaire Canada par l’entremise du Programme canadien d’adaptation agricole (PCAA). En Saskatchewan, le PCAA est géré par le Agriculture Council of Saskatchewan.
Le sondage est accessible en ligne jusqu’au 30 septembre et les participants courront la chance de gagner un prix en espèces. Une fois que les résultats du sondage seront traités, un forum se déroulera probablement au mois de novembre pour toutes les parties intéressées. Les résultats finaux seront publiés avant le 31 décembre.
Malgré l’utilisation répandue des plantes et des graines importées, l’industrie des plantes indigènes est dynamique. La NPSS compte parmi ses membres des ranchers, des experts-conseils en environnement, des chercheurs et d’autres intervenants de l’industrie. Si les membres comprennent un bon nombre de producteurs grainiers dont l’exploitation à petite échelle sert bien souvent à compléter leur revenu de la ferme, il y a aussi de très grandes compagnies. Quant aux consommateurs de plantes et de graines indigènes, mentionnons entre autres des ministères gouvernementaux, des industries d’exploitation des ressources naturelles et des consommateurs ordinaires. « L’un des plus grands défis consiste à changer la perception du public et à faire connaître les avantages des plantes indigènes », souligne M. Neufeld.
Avant l’arrivée des colons dans la prairie, des millions de bisons y broutaient les herbes indigènes et autres plantes. Selon la plupart des estimations, trente millions de bisons vivaient des herbes indigènes. La question se pose alors pourquoi ces plantes ne sont pas utilisées davantage. Car comme l’explique M. Neufeld : « Les plantes indigènes de la prairie sont résistantes à la sécheresse et au froid. Beaucoup d’espèces d’herbes ont un très bon goût pour le bétail et conservent leur valeur nutritive à l’automne, ce qui permet de prolonger le pâturage. »
Le sondage sera un important outil de communication pour les participants. Il mettra en évidence les questions non résolues depuis le dernier sondage et sera d’une importance capitale pour les producteurs. Toujours selon Chet Neufeld : « Le sondage nous indiquera les forces et les faiblesses de l’industrie ainsi que les occasions d’amélioration. Nous examinerons les tendances et nous fixerons un ensemble de buts cohérents que nous pouvons tous viser. Autrement dit, les producteurs auront leur destin entre leurs propres mains. »
Pour de plus amples renseignements et pour remplir le sondage, consultez le site Web : www.npss.sk.ca (en anglais seulement).
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